J’ai testé les PWA pendant 6 mois : voici pourquoi je ne reviens plus en arrière
L’autre jour, je compte les icônes sur mon téléphone. 47 apps. Quarante-sept ! Et dans le lot, combien j’utilise vraiment ? Allez, soyons généreux… une quinzaine ? C’est là que j’ai commencé à m’intéresser sérieusement aux PWA. Vous savez, ces apps web qui se comportent comme des vraies apps mais sans squatter 200 Mo sur votre téléphone.
Au début j’étais sceptique. Genre vraiment.
Mais bon, après avoir vu WhatsApp sur Windows passer au tout Chromium (enfin !), j’me suis dit que si même les gros acteurs s’y mettent, ça vaut peut-être le coup de creuser. Spoiler : j’ai pas été déçu. Enfin, pas toujours.
C’est quoi le délire avec les PWA ?
Alors déjà, PWA ça veut dire Progressive Web App. En gros, c’est une app web qui fait semblant d’être une vraie app. Elle s’installe sur ton téléphone, elle peut fonctionner hors ligne, elle peut t’envoyer des notifications… Bref, elle fait tout pareil sauf qu’elle pèse 10 fois moins lourd et qu’elle se met à jour toute seule.
Le truc marrant, c’est qu’on peut même installer des apps sur iPhone sans passer par l’App Store maintenant. Bon, Apple fait un peu la gueule (ils ont même failli virer la fonction en Europe), mais pour l’instant ça marche encore.
Perso, j’ai commencé doucement. Twitter en PWA pour voir. Puis Instagram. Puis Pinterest (oui je sais, mais c’est pour le boulot). Et petit à petit, j’ai remplacé presque toutes mes apps natives. D’ailleurs en parlant d’apps qui fonctionnent nickel en PWA, même Seven Casino propose maintenant une version progressive qui tourne super bien sur mobile, sans avoir besoin de télécharger quoi que ce soit.
Les trucs qui marchent vraiment bien
Franchement, la vitesse de chargement c’est le jour et la nuit. Une PWA bien foutue, ça démarre en 2 secondes chrono. Pas de splash screen qui dure 10 plombes, pas de « téléchargement des ressources » à chaque ouverture.
La gestion du cache, c’est magique
Le système de cache des PWA, c’est un peu comme avoir un mini-serveur dans ton téléphone. La première fois que tu charges l’app, elle télécharge tout ce dont elle a besoin. Après, même sans réseau, tu peux continuer à l’utiliser. J’ai fait le test dans le métro (ligne 13, ceux qui savent savent), et Twitter PWA continuait à afficher mes derniers tweets alors que l’app native plantait direct.
J’ai même fait un petit tableau pour comparer :
| Critère | App Native | PWA | Mon verdict |
|---|---|---|---|
| Poids moyen | 50-200 Mo | 2-10 Mo | PWA gagne haut la main |
| Temps de lancement | 3-8 secondes | 1-3 secondes | PWA encore |
| Mises à jour | Manuelles/Store | Automatiques | Plus besoin de cliquer sur « Update » |
| Fonctionnalités | 100% | 85-95% | Ça dépend de l’app |
Les notifications qui fonctionnent (presque) partout
Bon alors là, petite nuance. Sur Android, les notifications PWA c’est nickel. Ça marche exactement comme une app normale. Sur iOS par contre… disons que c’est perfectible. Apple traîne des pieds depuis des années sur ce point.
Mais quand ça marche, c’est bluffant. Tu reçois tes notifs, tu peux répondre direct depuis la barre de notification, tout ça sans avoir installé une vraie app.
Les galères que personne ne te raconte
Parce que bon, c’est pas le monde des bisounours non plus.
Déjà, toutes les PWA ne se valent pas. Y’en a qui sont codées avec les pieds et qui rament comme pas possible. Microsoft a même fait marche arrière sur ses PWA Office tellement c’était pas au point. Ils ont voulu aller trop vite et ça s’est vu.
Ensuite, le support des fonctionnalités natives c’est un peu la loterie. Accès à la caméra ? Ça dépend. Bluetooth ? Oublie. NFC ? Dans tes rêves. Pour certains usages, l’app native reste indispensable.
Comment installer une PWA sans se prendre la tête ?
Sur Android c’est simple comme bonjour. Tu vas sur le site, tu cliques sur les trois petits points, « Ajouter à l’écran d’accueil », et voilà. L’icône apparaît, tu cliques dessus et ça lance l’app en plein écran.
Sur iPhone c’est… comment dire… plus créatif. Faut passer par Safari (obligé), cliquer sur le bouton partage, scroller jusqu’à « Sur l’écran d’accueil », donner un nom, valider… Bref, Apple fait exprès de planquer l’option.
Les sites qui proposent de bonnes PWA
Twitter (ou X maintenant, mais bon) : leur PWA est vraiment au top. Presque aucune différence avec l’app native.
Spotify : pas mal du tout, même si quelques fonctions manquent encore.
Pinterest : étonnamment bien foutue, super fluide.
Starbucks : pour commander son café, nickel.
Par contre, évitez Facebook. Leur PWA c’est une catastrophe. Lente, bugguée, features manquantes… Restez sur l’app native pour celle-là.
La sécurité, on en parle ?
Alors attention, y’a un truc important. Avec la montée des attaques de phishing (genre les mecs qui usurpent même les pages de sécurité Google maintenant), faut faire gaffe à ce qu’on installe comme PWA.
Le piège classique : un site malveillant qui te propose d’installer sa PWA pour « améliorer ton expérience ». Tu installes, et hop, t’as une belle app de phishing sur ton téléphone qui ressemble trait pour trait à ta banque ou ton réseau social préféré.
La règle d’or : n’installer des PWA que depuis les sites officiels. Et vérifier deux fois l’URL avant de cliquer sur « Installer ».
Mon workflow PWA au quotidien
Concrètement, voilà comment j’utilise les PWA tous les jours. Le matin, Twitter PWA pour checker les news. Spotify PWA dans les transports (le mode offline marche nickel). Au boulot, les outils Google en PWA parce que ça consomme moins de RAM que d’avoir 15 onglets Chrome ouverts.
Le soir, Netflix PWA sur la tablette. Oui oui, ça existe et ça marche super bien.
Au final, j’ai divisé par deux le nombre d’apps natives sur mon téléphone. Mon stockage me dit merci, ma batterie aussi (les PWA consomment généralement moins).
Les petits plus qui changent tout
Un truc que j’adore avec les PWA : elles partagent leurs données entre tous tes appareils. Tu te connectes sur ton téléphone, tu retrouves exactement la même chose sur ton PC. Pas de sync foireuse, pas de « cette fonction n’est disponible que sur mobile ».
Et puis y’a le côté « ça marche partout ». Peu importe si t’es sur un vieux Android, un iPhone récent ou un PC sous Linux. Si t’as un navigateur moderne, la PWA tournera.
Alors, ça vaut le coup ?
Clairement oui. Mais faut pas s’attendre à remplacer 100% de ses apps natives du jour au lendemain. C’est un complément, pas un remplacement total.
Pour les apps qu’on utilise occasionnellement, les PWA c’est parfait. Plus besoin de garder Uber Eats installé H24 pour commander une fois par mois. Pour les apps qu’on utilise tous les jours avec des features avancées, l’app native reste souvent préférable.
Le futur ? Vu comment même les gros acteurs s’y mettent (WhatsApp, Microsoft avant de faire demi-tour…), les PWA vont clairement prendre de plus en plus de place. Reste à voir si Apple va jouer le jeu ou continuer à faire la tête.
En attendant, moi je continue ma transition progressive. Une app à la fois.